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Palestine, le pot de terre contre le pot de fer !

Si les Palestiniens ont le nombre et la foi, les Israéliens disposent des moyens militaires les plus sophistiqués au monde mais aussi du soutien, actif ou passif, des grandes puissances composant la communauté internationale. C’est la loi du plus fort ! Un conflit dont les conséquences n’épargnent aucun pays. Pendant que les dirigeants du monde demeurent spectateurs ou esquissent quelques condamnations face à un déséquilibre évident entre les belligérants, leurs citoyens s’indignent dans les rues et crient au génocide. Ce fut le cas à Paris, dans le quartier de Barbès, samedi 19 juillet, où des heurts avec les services de l’ordre ont poussé le Premier Ministre, Manuel Valls, à prendre parti contre les manifestants.

Les bombardements de Gaza, suivis de l’offensive terrestre israélienne, ont provoqué en quelques jours plus de 430 morts chez les palestiniens, dont une majorité de civils, et 13 soldats chez les israéliens selon leurs propres sources. Les responsables israéliens n'hésitent pas à communiquer sur leurs pertes minimes comme pour renforcer l'impact psychologique de leur supprématie militaire ou encore rappeler leur stratégie déclarée de tuer 100 palestiniens pour chaque victime israélienne. Dans une conférence de presse, Benjamin Netanyahu, le Premier Ministre israélien, a déclaré que le soutien de la communauté internationale à l'opération militaire israélienne à Gaza était très fort. De leur côté, dirigeants palestiniens et Ligue arabe ont accusé Israël de commettre un « crime de guerre » en pilonnant Chajaya. Quant à Recep Tayyip Erdogan, le Premier Ministre Turc, il a accusé Israël de « surpasser la barbarie d'Hitler ». Lors d’une réunion publique dans la ville d’Ordu, samedi, il a déclaré que « les Israéliens qui condamnent Hitler jour et nuit surpassent Hitler en barbarie ». Il faut dire que les relations entre Israël et la Turquie se sont nettement dégradées depuis l’attaque en mer par un commando israélien et la mort de dix activistes turcs faisant partie d'une flottille humanitaire en route pour Gaza.

Les tendances du conflit

Peut-on espérer une issue pacifique à un tel conflit ? Les dernières déclarations des ministres israéliens et des responsables du Hamas ne permettent pas d’imaginer le moindre apaisement ou cessez-le-feu et le bilan des victimes semble s’alourdir au fil des heures. Dans une interview sur BFM TV ce dimanche 20 juillet, Jean-Paul Chagnollaud, Auteur de l’Atlas des Palestiniens, a estimé que « la réaction israélienne est démesurée et tout ceci ne sert à rien, sinon à produire des morts et à nourrir la haine. C’est une tragédie absurde. Il faut revenir au politique car c’est la seule issue pacifique pour ce conflit. Malheureusement, je n’y crois pas car il y a beaucoup de forces qui n’en veulent pas ». En effet, ce conflit est un cas d’école pour les experts en négociation. Car la première condition pour négocier est de « vouloir négocier ». Or, à aucun moment, cette volonté ne semblait être présente chez les belligérants et il y a de fortes chances que ce conflit profite, d’une manière ou d’une autre, à tous ceux qui ne font rien pour l’arrêter.

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