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Air France, le malaise de tout un pays !


Comment en est-ion arrivés là ? Des salariés qui molestent des cadres de la direction pour avoir exprimé des mesures sociales devenues quasi-incontournables pour la compagnie. Et pourtant, ce n’est pas faute d’avoir fait des propositions aux salariés, notamment de rallonges d’heures de vol, pour éviter les licenciements. L’issue violente des négociations ne semble pas vraiment être une surprise quand on retrace toute l’histoire de ce dialogue de sourds.

Rappelons les faits ! La compagnie Air France souffre le martyr face à la concurrence internationale de plus en plus vive dans les transports aériens. Quand la direction avait proposé de créer une compagnie low cost pour récupérer ses clients partis chez les Ryanair et consorts, les pilotes ont fait un barrage total et ont eu gain de cause suite à une grève qui a aggravé encore plus les finances de l’entreprise. La dégradation sociale semble avoir atteint l’image de marque d’Air France, ce qui n’arrange pas les choses. Depuis quelques années, alors qu’Air France était reconnue comme l’une des plus belles compagnies de transports aériens, on ressent de sérieux relâchements au niveau de l’accueil, du service et de la ponctualité des avions. Aujourd’hui, cette image est encore plus écornée par les récentes violences du conflit reléguant la compagnie française à la 28e place, loin derrière les sociétés du Golf et ses confrères européens.

Le plan de réaménagement des horaires proposé par Air France à ses salariés aurait été une mesure comprise et rapidement appliquée par les allemands. Ce qu’ils avaient fait d’ailleurs dans d’autres secteurs et ce qui leur avait permis de traverser les crises d’emploi sans encombres. Mais, force est de constater qu’en France, ces mesures n’ont pas le même écho. Pour les salariés, c’est toujours « une entourloupe de patrons qui s’en mettent plein les poches ». Une image qui semble bien erronée car les salariés n’imaginent pas la chance qu’ils ont aujourd’hui d’avoir un emploi et surtout le confort de ne pas être des patrons.

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