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Le mois de la générosité, contre vents et marées !


Plus de 80 millions d’euros récoltés hier pour le Téléthon sur l’émission qui y était consacrée sur France 2. Soit le même chiffe quasiment que celui de l’année dernière. C’est dire si les français conservent leur élan de générosité malgré la crise. Restos du cœur, collectes d’objets et d’aliments en faveur des plus démunis, soupes populaires, calendriers de la Poste et des Pompiers ou encore mobilisation des associations via les stands d’emballage des cadeaux de Noël, ce ne sont pas les initiatives qui manquent en ce mois de décembre. Cette concentration d’actions en fin d’année, fait du don, un phénomène saisonnier en France. L'entrée dans l'hiver rend les ménages plus sensibles à la cause des plus pauvres, la proximité des fêtes de fin d'année et l’esprit de Noël où l’on se fait des cadeaux jouent certainement un rôle catalyseur en insistant sur les valeurs de partage et de solidarité.

Par ailleurs, si 43 % des dons se concrétisent au dernier trimestre de l'année, c'est aussi parce que c'est le moment ou jamais de profiter de l'avantage fiscal lié au don. Car en France, jusqu'aux trois quarts de la somme donnée peut être déduit de l'impôt sur le revenu, à condition qu'elle soit déclarée avant la fin de l'année. C'est l'une des rares occasions d'utiliser son impôt à sa convenance souligne Jacques Malet de l'association Recherche et Solidarité. Son équipe publie un baromètre annuel des dons sur la base des déclarations fiscales. Plus il y a de foyers imposables, plus le don augmente, c'est mécanique, mais attention, il n’y a pas de lien de cause à effet. Car ces trois dernières années la proportion de foyers payant l'impôt et effectuant un don est en hausse constante.

Sur les 4 milliards d'euros récoltés selon les données fournies par les associations, deux milliards 230 millions d'euros sont répertoriées par le fisc. La marge est certainement due aux nombreux dons en numéraire que les français consentent sans contrepartie. Ce qui fait quand même plus d’un milliard et demi d’euros. Le dernier sondage sur les intentions de dons relève que, malgré la crise, les ménages continuent à être charitables. Ainsi, quel que soit le niveau des revenus, les ménages donnent en moyenne 1 % de leur revenu avec un don moyen, entreprises et ménages compris, qui s’élève à 409 euros. À noter également que les plus âgés et les plus jeunes sont les générations qui consacrent le plus d'argent à des oeuvres philanthropiques. Un dynamisme qui prouve que la relève est bien assurée.

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