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Les Seychelles, un exemple de réussite du modèle d’échange dette-nature

Déclaré dans l’incapacité de rembourser sa dette étrangère, l’archipel de l’océan Indien vient de troquer sa dette contre la promesse d’étendre la protection de son réseau d’Aires Marines Protégées (AMP). Cette prouesse proposée par l’ONG américaine « The Nature Conservancy » a nécessité six ans de travaux de recherche pour trouver enfin une solution.


La crise économique de 2008 a eu un impact terrible sur l’économie des Seychelles. Le territoire s’est trouvé dans l’incapacité de rembourser ses créanciers étrangers. Il fut déclaré en défaut de paiement. Comment permettre à cet archipel de l’océan Indien de s’affranchir de sa dette et de retrouver sa souveraineté économique ? Outre le tourisme, la seule véritable richesse des Seychelles réside dans sa faune, sa flore et, surtout, dans la biodiversité de ses zones marines. C’était le point de départ de l’ONG « The Nature Conservancy » qui a développé un projet d’échange dette-nature. L’idée étant de lever des fonds en contrepartie de l’engagement environnemental des Seychelles à étendre sa zone de protection marine à 400.000 km2. Cette convention a permis de générer 21,6 millions de dollars pour le pays. La contrepartie étant son engagement à passer son territoire marin protégé de 0,04% à 30%.


L'échange dette-nature a permis de lever 21,6 millions de dollars en contrepartie de l'étendue de 0,04% à 30% des espaces matins protégés aux Seychelles.

L’économie de l’île repose principalement sur son écosystème marin, après les activités de pêche et de tourisme. Son engagement devrait réduire plusieurs activités marines qui, jusque-là, contribuaient à la destruction d’espèces protégées comme les tortues géantes, les requins marteaux et des centaines d’espèces en voie de disparition. Or, préserver un bout de la planète, dont les ressources naturelles et la biodiversité sont parmi les plus riches, c’est contribuer à préserver la planète et à lutter contre le réchauffement climatique.

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